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Que faire pour m'en sortir ?
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Istikhbâr
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Ne selle ta monture qu'après avoir mis le mors et fais un noud solide, réfléchis bien avant de parler, tu ne connaîtras aucune honte.
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C'est par le regard que l'oil évalue ; c'est auprès du cour de l'aimé qu'un cour cherche refuge ; l'homme sage est attiré par les bonnes actions et fuit les mauvaises.
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refrain :
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Ô mes amis, que faire pour m'en sortir ? Quelle est donc l'issue ?
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Quiconque m'écoute est stupéfait de mon histoire.
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bayt :
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Cesse tes reproches, censeur. Pourquoi me blâmes-tu ?
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Si tu avais éprouvé la morsure de ma passion, mes pleurs t'arracheraient des larmes.
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Le prince de l'amour m'a provoqué et a décidé ma mort ; dégainant son épée, il m'a ordonné de lui obéir : quel grand malheur pour moi !
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Face à des épées tranchantes, des lances et un corps d'armée, je ne puis que me rendre et me soumettre, s'il daigne me faire grâce.
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Refrain - bayt :
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Puisque je lui tiens tête, pourquoi me plaindre ?
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Je n'ai plus rien à dire.
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Ô mes amis, ma passion est déchaînée, la cruelle

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l'épée de l'amour a tranché mon cour et personne ne s'en est aperçu ; aucun médecin n'a su me réconforter ni aucun Tâleb me conseiller.
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Je me rendis chez le médecin pour lui confier mes soucis.
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« C'est l'amour des belles qui t'amène. » me dit-il.
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Puis je me rendis auprès du fqîh pour l'entretenir de tout ce qui m'était arrivé ; « Je te conseillerai et je t'aiderai si tu m'écoutes. »
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Je lui répondis: « Ô maître, soulage-moi. Si tu apaises mon âme, je serai ton serviteur à jamais, si tu veux bien de moi.»
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Il me dit: « Renonce à l'amour des belles. » Alors ma folie augmenta, mon malheur s'aggrava et le monde m'apparut plus suffocant.
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Je lui répondis :
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« Si je renonce à ma passion et à mon amour, il ne me restera plus aucune joie, alors que ma bien-aimée a de tendres sentiments pour moi.
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Alors, la mort est préférable à un amour comme le mien. »
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Le fqîh sourit, me parla - il me comprenait, et pour cause, ce pauvre fqîh avait lui-même subi ce qui m'est arrivé ; l'amour et la passion lui revinrent en mémoire, dès qu'il lut en moi et vit mon visage défait.
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Il me dit: « Je te comprends, car cet amour est une terrible calamité. »
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refrain - bayt :
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L'amoureux ne connaît jamais de quiétude.
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Tantôt c'est un océan qui se déchaîne en vagues déferlantes, tantôt il est silencieux - on le prendrait pour un saint que l'on visite et dont la prière est exaucée, car c'est un [homme] pur et discret.

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Tantôt il reste [muet], sans une plainte, comme en extase, ivre d'amour à ne pas discerner le soir du matin, tantôt sa passion et son amour s'embrasent, et ses soirées se transforment en fêtes avec la belle; il se divertit et passe une nuit paisible.
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L'amour de la beauté dont le prix est élevé n'a cessé de me tourmenter .
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Par passion, j'ai suivi de bonne grâce celle qui me dédaigne.
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Refrain - bayt :
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Quand je la vois, le tranchant de son regard me blesse.
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Lorsqu'elle s'absente, mon amour pour elle s'embrase.
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Cette séparation, je ne la concevais ni ne l'imaginais.
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Après tant d'intimité et de complicité, ma bien-aimée s'est emportée contre moi.
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Hélas, que sont devenus ces jours et ces nuits ?
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Evanouis, disparus à jamais tel un rêve. . .
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Je me perdrai dans l'amour des belles et si je dois dépenser mon argent, eh bien, cet argent ne doit servir qu'au bien-être, au [plaisir] du luth, du r'bab, [ des soirées] aux chandelles et du vin de la vigne.
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Et tant pis si l'héritier n'hérite ni d'un sou, ni d'une once!
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refrain
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L'avaricieux qui amasse pour ses derniers jours jusqu'à la vieillesse et la décrépitude, aura gâché sa vie ; celui qui n'a eu de plaisir en ce monde est un être sans âme ; il est, telle une bête de somme, entre labours et fourrages du soir, [alors que] celui qui jouit de la vie ici-bas est dans la bonne voie;

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lorsqu'il se repentira, il obtiendra de Dieu son plein pardon.
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Ô mes amis, je vous en supplie, soyez compréhensifs et indulgents pour ma folie.
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Les amoureux qui m'écouteront me béniront.
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refrain - khlaç :
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Ô commensal, laisse-moi en compagnie de ma boisson, tourmenté, l'esprit captivé; la coupe de l'amour vivifie mon cour et favorise l'évasion ; ô commensal, laisse-moi.
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Il remplit ma première coupe, mon esprit en fut rêveur0
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Ô mon frère, j'en restai tout troublé dans ce grand secret - laisse-moi ; il remplit ma deuxième coupe, ma passion et ma tristesse en furent avivées.
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Il remplit ma troisième coupe, qui, étanchant ma soif, me fit divaguer.
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Il remplit ma quatrième coupe puis la cinquième et je fus plein d'humilité; la sixième et septième coupes défilèrent
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- ô commensal, rends gloire à Dieu et laisse-moi !
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Il remplit la huitième coupe; la neuvième me laissa figé.
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Il me dit :
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« Après la huitième, on est saisi par le feu de l'enfer. ». Laisse-moi !
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Il remplit ma dixième coupe et mon esprit voyagea.
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Je demeurai dans la félicité du paradis, mon frère.
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Ô mon Dieu, au nom de Adnân, consolide puissamment ma foi et sois compatissant pour Walid et Ôthmân, ainsi que pour tous les hommes généreux. Ô commensal, laisse-moi !
Source: http://www.webchaabi.com/
publié par Amir Ben El-Hachemi dans: من الترا


