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Auteur : Mohamed Ben Slimane Interprète : Cheikh El Hadj M'hamed El ‘Anka |
Istikhbar :
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Ô échanson, le soleil du soir s'est incliné vers son couchant son aspect a changé, le crépuscule lui a imprimé sa couleur d'or
Avec ses atours, il s'est posé avant de s'éclipser semblable à brocart d'or lumineux
Il a décoché ses flèches transperçant l'horizon.
Puis, il a regagné sa demeure et il disparut.
Alors, les Amants en furent comblés -
bayt :
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la nuit, le sommeil m'a fui
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A cause de l'indifférence de celle que j'aime, Cet être qui habite mon coeur me rejette.
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Ô amis, que dois-je donc faire ?
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la passion sur mes épaules est un lourd fardeau qui m'est insupportable.
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Aucun remède pour soulager mon mal ni de médecin, habile comme vous le dites, pour répondre à mon attente.
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Pourquoi cela mon Dieu, pourquoi ?
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Quand donc grâce âl'affection, mes os brisés par la séparation seront-ils rétablis ?
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Elle remplissait ma coupe
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La splendeur était là, au milieu de la chandelle, des friandises et de l'extase du vin

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Refrain
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ô beautés de Fès
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Alignez-vous toutes et faites allégeance au souvenir du Mechouar
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bayt :
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Par ses qualités elle m'apprivoise
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A peine s'est - elle absentée d'une heure que j'appréhende une trahison
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Par ses qualités elle m'apprivoise
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Quand je perds de vue celle que j'aime, elle reste présente en mon cœur
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Mon être est plongé dans l'angoisse
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A peine s'est-elle absentée d'une heure que j'appréhende une trahison
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Pour ma mort, ils m'ont préparé la tombe
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Le souverain oppresseur assassine sans appel.
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Une rose rouge de Sidjilmassa dans le jardin de ma souveraine que j'aime et comprends qui pourra
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ô toi au cœur dur renonce à blâmer l'amoureux en sa passion, et compatit
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Refrain
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Quand paraît la lueur de l'aurore
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J'empoisonne tous les envieux et je conquiers ma belle
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Après mon malheur et ma folie
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Je retrouve mon amour et l'envieux s'assombrit Refrain
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Mon cuivre, je l'ai transformé en or.
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Ma souveraine ne m'a pas privé et m'a rendu visite après m'avoir fui.
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J'ai été ravi de la voir arrivée

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Sur les tapis des amants je l'ai consolée dans la joie, et des musiciens en verve s’accompagnent au luth et au tar aux cinq (cimbales) du Rebab qui sur une nouba Maya, joyeuse, et émouvante jusqu'aux larmes
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Ô toi mon messager, je t'envoie à l'amie que j'aime, informe de nouveau dès que tu arrives
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J'ai composé (ce poème) lors d'une nuit sombre que j'ai signé de mon nom Ben Slimane, pour que les ingrats en soient immolés
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Parfois mon coeur est en fête tandis que moi je suis soucieux
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Parfois ma nuit est rayonnante et parfois ma journée est sombre
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Ô Toi qui affranchis mon âme épargne-nous les malheurs d'ici-bas et ceux du Jugement Dernier
Source: http://www.webchaabi.com
publié par Amir Ben El-Hachemi dans: من الترا


