
Pays grand et paisible,
Pays beau et libre,
Perdant un jour son équilibre,
Après avoir été pris pour cible.
Un jour il fut,
Et le monde a su,
Que le mal est cru,
Que le peuple est nu.
Libres mais sous terre,
Libres mais sans air,
Dans une grande prison sur terre,
La liberté est derrière.
Un peuple noble,
Un peuple sobre,
Réduit en juin et en octobre,
À un peuple qui n’a pas fait novembre.
Un peuple patient,
Qui a fait de la résistance sa passion,
Et qui a fait une révolution,
Pour chasser la colonisation.
Après 132 étés,
Il fut un été,
Où il a été,
Question de liberté et de fierté.
Le pays est libre,
Le peuple est ivre,
Il veut renaître et vivre,
Il veut avancer et revivre.
Le pays est radieux,
Le peuple est joyeux,
On est pieux,
Et on remercie Dieu.
C’est le cinq juillet,
Un jour qu’on ne peut oublier,
C’est un jour à publier,
Dans les journaux de juillet.
Le colon est parti,
Un nouveau a investi,
Les locaux du parti,
Et s’est accaparé toutes les parties.
Cet été a été beau,
Mais il a été chaud,
Il a été faux,
Mais il n’a jamais été clos.
Ils se sont entretués,
Les frères d’hier sans pitié,
C’est la triste vérité,
D’un pouvoir sans sincérité.
Le pays bascula,
Et le peuple dans la rue sortira,
Et tout haut il dira,
Basta et partira.


