




- J'ai dit à mon bien-aimé de me rendre visite une heure par jour.
- Ne pardonne-t-on pas à celui qui est ivre d'amour ?
- J'ai confondu la nuit avec le jour sous l'effet du vin,
- du vin de l'amour, non du vin des vignes.
- On excuse (sans peine) celui qui est dans le même état que moi,
- (car), jusqu'à sa mort, il ne retrouvera point sa voie.
- Que dire de moi qui suis brûlé par la beauté des houris !
- Istikhbâr de el- ‘Anqa
- Ates reproches : mon coeur se consume,
- Ô censeur, cesse tes reproches : mon coeur se consume, ma patience s'est usée : je me retrouve comme un oiseau pris au piège, épuisé, l'âme vidée de ses forces.
- Celui qui n'a pas été éprouvé me donne en exemple,
- Mon amour pour toi, ô imam, fait rire l'ignorant.
- bayt
- (Généreux) amants, interrogez-moi sur ce qu'il m'advint, hier, dans la nuit.
- J'avais préparé ma couche, poussé les verrous et je cherchais le sommeil.
- Entre sommeil et veille, la chandelle s'éteignit. J'entendis frapper (à la porte) de ma demeure


Je me dis : << Qui vient frapper si tard, en ces nuits pluvieuses et ténébreuses ? >>


Mais quelle chose impensable qu'un hôte s'emporte, sans raison, sans conflit !
<< Ô cause de ma douleur, de mon effroi, de mes trayeurs, ô toi qui laisses mon cœur brisé, ô éclat de mon astre, maudis le diable, lui dis-je, aie la politesse de répondre à mon salut.
riâl :
Cela suffit, renonce à cet orgueil et à cette froideur.
Les hommes généreux ont l'apanage de la compassion >>.
Ce regard d'une rare beauté, plus tranchant que des épées, a meurtri mon coeur.
Blessé par sa froideur, je pleurais en gémissant.
<< Ô hôte, vois l'affliction dans laquelle tu me plonges ! Laisse-toi émouvoir, sois compatissant.
bayt :
Ta présence en ma demeure augmente mon supplice !
Pourquoi venir me voir sans amour ?
Mes invités rivalisent de largesses, toi tu ne profères la moindre parole; ma volonté est brisée, mon âme bouleversée.
Je suis las de me plaindre >>.
Ayant compris mes propos, il fit entendre une voix mélodieuse, une voix tendre qui me toucha profondément.
Elle me parvenait d'à travers ses vêtements et son voile serrés.
" Je suis un étudiant étranger, éloigné de mon pays et des miens. Etranger, je vis sous une tente et me retrouve sans soutien dans ce pays : sans père, ni frères, ni oncles. >>
riâl :


-
" Oui, je suis un étudiant et loin de mon pays : au nom du Seigneur, je me présente (à toi) en hôte pour trouver joies et bienfaits.
-
Poussé hors de mon pays par les nécessités de l'apprentissage, le destin m'envoie vers toi pour rehausser ma dignité et mon honneur.
-
Les étudiants s'ont source de la fortune : j'écrirai pour toi un talisman qui attire la richesse. >>
-
bayt :
-
" Ô étudiant, lui dis-je, rien ne m'échappe ; je me suis instruit comme toi et j'ai emprunté le même parcours. "
-
Entendant mes propos et mon secret, il prit la parole en dévoilant son visage.
-
Sa beauté se révélait enfin à moi, éclipsant jusqu'à la splendeur des roses !
-
Il fit entendre une voix pareille à celle du rossignol chantant dans son nid, plus douce que la mélodie du ‘ûd.
-
Quelle joie, quelle allégresse, quelle gaîté d'être avec ma gazelle après (les démonstrations) d’orgueil et les querelles !
-
Bienvenue à mon hôte, l'astre lunaire ! Bû’lem est ton garant. "
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riâl :
-
L'homme bon s'emporte et s'apaise. " Ô toi, repos de mon être, pourquoi tant de distance à mon égard ? "
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Je l'émus si profondément que je lui arrachai des cris.
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Il se rapprocha de moi tendrement et nous avons plané dans l’espace, soulevés par le feu brûlant de la passion. Le voile épais tomba,
-
bayt :
Source: http://www.webchaabi.com/
publié par Amir Ben El-Hachemi dans: من الترا


