
SILENCE, ON TUE

Qui tue et pourquoi ?
Qui tue et Comment ?
Qui tue et quand ?
Qui tue et où ?
Un homme sournois
Toujours aux abois
Cherchant sa proie
Un homme froid
Un homme sans foi
Un homme sans loi
Il tue sans savoir vraiment pourquoi
A chaque moment
Il y a du sang
Et dans le chahut et le boucan
On cherche un parent
Tué dans le tourment
D’une folie sans nom
Qui n’a ni fin, ni commencement
Un jeune, qui pourtant
N’a jamais lu le coran
Cherche à tuer et comment
Guetter tout le temps
Un « impie » ou un sergent
Qui partant
L’un au bar, l’autre vers son clan
Un jeune de surcroît
N’a jamais été courtois
Ni avec les autres, ni avec soi
Il tue au nom de quoi ?
Au nom de quel roi ?
Au nom de quelle loi ?
Au nom de quelle foi ?
Et celui qui porte sa bombe
Pour aller tuer les colombes
Et ouvrir mille tombes
Y compris sa tombe
A la fin il tombe sous un ciel sombre
Déchiqueté sous les décombres
Avec ses morts et leurs ombres
Pourquoi tant de peine ?
Pourquoi ces désolantes scènes ?
Pourquoi tant de morts toute la semaine ?
Pourquoi tant de haine ?
Où cela nous mène ?
Nous allons droit au gouffre
Entraînant un peuple qui souffre
Qui n’a jamais pu dire ouf
Qui n’a aucun choix, aucune offre
Le secret est dans un coffre
Enfoui dans un puits sans gouffre
Un jour le peuple a dit liberté
Dans un pays vivant dans la légèreté
Ce jour, le peuple a dit partez
Vous ne faites plus notre fierté
Ni notre joie ni notre gaieté
Vous avez trahi le révolté
Les martyrs et le déporté
Mais quand même vous êtes restés
Et le peuple n’a jamais voté
Il voulait même vous ester
En justice pour plus de clarté
Mais vous avez tout fait pour mater
Un peuple tout en fierté
Et tout en bonté
Vous êtes des assoiffés de pouvoir
Vous êtes sans savoir
Et vous ne faites jamais votre devoir
Envers un peuple en déboires
Un peuple qui a envie de voir
Son pays libre et croire
Qu’un jour il sortira du noir
Amir Ben El-Hachemi



