Peuple indompté
Seule la mort pourrait nous séparer
Seule une balle assassine pourrait me faire partir
Mais rien au monde ne pourrait réparer
Le mal dans ma chair qui me fait périr
Rien ne pourrait effacer le tord des tarés
Qui ont voulu prendre et saisir
Un pouvoir malade et à l’arrêt
Qui ont voulu à tout prix détruire
Un pays, un peuple déjà effaré
Par tant de volonté de nuire
Signée avec du sang par des « égarés »
Par des vautours et des « émirs »
Pays de rêves et de plaisirs
Pays des contradictions et des nouveaux émirs
Pays de beauté et des désirs
Pays des malédictions et du pire
Ils ont volé ta joie, et tes rires
Ils n’ont fait que nuire
Par des versets qui n’ont jamais su lire
Ils m’ont obligé à quitter
Mon patelin, mon quartier
Ils ont voulu que je déserte ma vie, ma cité
Que je laisse mes souvenirs, mes papiers
Que dans mon esprit il n’y est plus de clarté
Ils ont été sur tous les sentiers
Pour semer la mort et la saleté
Des égorgeurs, des meurtriers
Qui nous sont arrivés d’un autre compté
Avec des disciples et à leur tête un sorcier
Pour assassiner la fierté
L’amour, la bonté et l’amitié
Du peuple qui a toujours été indompté


